Tarija, Bolivie

Lundi 17 octobre 2005

J'arrive pas a trouver du temps pour écrire en ce moment. Je pars demain pour Potosi 4000 m d'alitude ou se trouvent les mines qui sont a la source de la contamination du Pilcomayo. Mon départ a failli être annulé par un blocage de route mais selon les dernieres nouvelles il n'y a pas de problème. La situation politique est tendue, la tension monte au fur et a mesure que les elections présidentielles approchent. En attendant de vous en dire plus a mon retour de Potosi je voulais vous offrir quelques phrases qui me touchent beaucoup...

 

Borné dans sa nature, infini dans ses voeux, L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux.

 

Je suis concitoyen de toute âme qui pense: La vérité, c'est mon pays.

 

Je suis de la couleur de ceux qu'on persécute! 


Je chantais, mes amis, comme l'homme respire,
Comme l'oiseau gémit, comme le vent soupire,
Comme l'eau murmure en coulant

 

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

 

 

Tarija au soleil couchant

Par Benito
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Lundi 24 octobre 2005

Boudiou qu’il en a fallu des escales pour arriver jusqu’ici … c’est comme si j’avais pris l’option : « visite de tous les aeroports de l’amerique latine » ; ) ... caracas-lima .. lima-la paz... la paz- santa cruz... santa cruz – cochabamba .... cochabamba… 22 heures de vol 22 autres d’attente : )  Here I am, Tarija 2000 m, 130 000 habitants, préfecture de la région du même nom,  au pied de la cordière des andes.

 

 

 

Je suis arrive après ce périple, un peu égaré dans cette ville tourbillonnante pleine de soleil et de vie, accueilli comme un fils chez ses parents par les Carrasco… c’est tellement agréable d’arriver dans une famille quand on débarque de l’autre bout du monde  : ) !

 

C’est quand même fou de se dire que j’ai a peine croise Jose Luis leur fils, une apres-midi a Fribourg… après deux trois mails et quelques heures à discuter voilà ti pas qu´il me propose d´habiter chez ses parents le temps d’atterrir et de trouver un appart… Avant même de partir je découvrais l hospitalité bolivienne : )

 

 

 Le temps a chang{e incroyablement vite les premiers jours de mon arriv{e. Après deux jours de soleil bleu-des-mers-du-sud, le vent a soufflé… ce vent de l’antarctique a traversé l’argentine pour nous apporter les nuages et quelques degrés de moins… J’ai meme eu le droit a des flocons de neige , les chapacos n’avaient pas vu ca depuis 50 ans !

 

 

 Ce pays m’a fait la surprise de sa plus belle fete populaire le lendemain de mon arrivée, la fiesta de san roque… Je marchais tranquillement dans les rues de Tarija,  à peine descendu de l´avion, quelques heures de sommeil en plus, les yeux grands ouverts de tout cet inconnu qui défilait devant moi.. Et puis au coin d’une rue, je tombe devant des centaines de personnes habillées  d’un costume éclatant de couleur, coiffées des chapeau  dans le genre garde britannique bariolé des couleurs de l’arc-en-ciel, sur leur visage un voile, des gens partout autour, certains tenant dans leur mains des grandes perches de trois mètres de haut avec a leur bout une corne, produisant un son roque et puissant… Les tambours tambourinaient et  couvraient la musique des cloches de l’église. J’avais le sentiments étrange de vraiment rien comprendre à ce qui se passait, de débarquer d´une autre planète…et  j´interprétais tous les regards qui se posaient sur moi comme autant de preuves de ma qualité d’extraterrestre… 

 

 Peu a peu ce sentiment s’estompe,  le matin dans mon petit bus bondé pour aller au boulot, je me sens presque chez moi.  C’est tout une histoire ces petits bus faudra que je vous raconte ca une fois : ) Mais là longueur de ce mail risque fort d’outre passer la dose de patience raisonnable ; )

 

 

Sinon j’ai commencé mon stage lundi. J’ai passé cette premiere semaine a rencontrer un peu tout les différentes personnes travaillant sur le projet, à lire beaucoup sur tout ce qui concerne ce fameux fleuve.. et puis réaliser la complexite des enjeux politiques sociaux.. environnementaux.. tout ca vient petit a petit.. l’ambiance est vraiment sympa dans le bureau ou je suis avec deux autres jeunes boliviens. Et ce soir je suis invite a l’anniversaire d’un de mes collègues.. Hier j’ai rencontré la petite communauté francaise de Tarija apres un concert de guitare classique organisee par l’alliance francaise..   C’était un délice pour les oreilles, ce que nous a joué cette instrumentiste franco bolivienne devant 200 personnes. 

 

 

Aujourd´hui le soleil est revenu , un soleil de montagne détonnant de lumière, qui réchauffe du fond d´air frai dès qu’on goûte  à ses rayons… le printemps pointe le bout de son nez : ) ! Les montagnes qui entourent la ville ont l’air d’en sourire de plaisir

Par Benito
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Samedi 5 novembre 2005
Par Benito
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Mardi 8 novembre 2005

 

Objectif CIMA (centro de investigacion minero ambiente), cette institution financée par le Japon détient plein de données indispensables pour l'avancée de mon stage. Enrico un expert italien du Proyecto avait prévu un bref voyage à Potosi comprenant ne rencontre des ingenieurs du CIMA, quand j'ai su ça, j'ai sauté sur l'occasion... et me voilà parti pour Potosí.

 

 

On est parti à l’aube, huits heures de trajet obligent. Quelques 20 minutes sur la route asphaltée et puis à la sortie de Tarija, la piste de terre commence, la voiture s’engage sur ce lit de secousse qui peut à peut devient familier. Le long de la route, on croise des gens qui marchent traînant leur lourds bagages sur ce chemin de terre, ils se dirigent avec peine vers la ville. Jonny, le conducteur nous dit qu’il doit y avoir un barrage, les voyageurs préfèrent finir le trajet pied plutôt que d’attendre le dénouement incertain du blocage de la route.

 

Notre voyage vers Potosi risque de se terminer là, à peine sortie de Tarija… On s’approche du blocage, une file de camions immobiles, des bus, les conducteurs dehors qui attendent. Jonny demande ce qui se passe. Il est question de construction de route. Il est prévu de faire passer la route asphaltée par tel endroit ce qui insupporte les habitants d’un village voisin qui voudraient bien voir passer les voyageurs chez eux…

 

Il n’y a pas un moyen de passer ? demande-t-on aux chauffeurs qui sont là à attendre. Si, vous pourriez prendre ce petit chemin qu’on voit là-bas, normalement ça devrait marcher, nous dit-on. On remonte dans la voiture, et on s’engage dans cet étroit chemin de terre qu’on nous a indiqué. Quelques minutes plus tard on retrouve la large piste, et une longue file de camions bloqués dans l’autre sens. On avance doucement, on nous fait signe d’y aller… Et la voiture s’élance, le voyage commence.

 

 

 

Très vite la piste se transforme en lacets, l’aiguille de l’altimètre ne cesse de tourner, bientôt Enrico m’annonce non sans plaisir que je viens de passer mon baptême des 3800 m. Ca va… pas trop éprouvant bien calé dans mon siège, la prochaine fois ça sera à la sueur de mon front, promis !

 

La voiture serpente dans la brume jusqu’au col, et puis c’est la descente, j’ai l’impression d’arriver dans un autre monde... après le sable de Tarija, c’est le pays de la pierre, les maison se confondent avec cette multitude de galets posés sur les flancs des montagnes.

  

 

On atteint Izkayachi, une rue principale, une place, des trotoires en terre et un petit restaurant qui nous accueille pour faire une pause. On m’offre un thé à la feuille de coca... j'en ai jamais vu les effets si ce n'est un goût un peu âpre bien particulier.

 

Après cette brève pause on repart et traverse le village. Je regarde ces visages qui me scrutent, j’essaye de me mettre à la place de ces gens qui voient passer cette 4x4, une sorte d'ovni surement, je sens la frustration de ne faire que passer… de rien pouvoir donner, juste de prendre leur image que mes yeux gravent.

 

 

 

 

 

 

 

 La magie opère, les pierres, le sable, les couleurs de la terre qui se mélangent.

Des falaises en tableau, les nuages qui caressent leurs contours, le soleil qui transperce.


Des lamas qui broutent entre les cactus et le sable

 

Et puis ces camions qui dévalent en traînant leurs poussières. Les enfants qui courent le long du chemin un cartable sur le dos, les yeux qui brillent dans ce milieu de monde désert.

 

Un chien qui dort sur la route comme assommé par le soleil.

 

 A la sortie d’un village, des sacs plastiques par milliers de toutes les couleurs, symbole du consumérisme, symbole d’un échec, symbole d’un défit.


Ces hommes qui travaillent dans le vent sous la pluie le soleil le long de la piste, qui font la sieste dans le creux d’une pelle mécanique ou a l’ombre d’un buisson.

 

Cette maman marchant de son petit pas portant son bébé, qu’est-ce qui la fait avancer ou va-t-elle, d’ou vient-elle dans ce milieu de rien...

 

Des regards croisés, usés par le vent le soleil le temps, vidés par la fatigue, des lopins de terres des ruines qui défilent, le temps d’imaginer une vie.

 

 Des terres a perte de vue, l’infini devant les yeux, l’infini, beau comme le silence

 

 

 

 Et puis l’eau... le vert qui explose quand elle chatouille les racines, ces immenses eucalyptus, le vent des peupliers, la vie qui éclate.

 

 

 

 

 Ces quelques heures passées, buvant du regard, nous arrivons a Potosí. La ville qui vous coupe le souffle, par ses reflets argentés des toits par milliers éparpillés sur les pentes qui éblouissent quand on arrive, ses 4000m qui vous rendent la montée 2 par 2 des escaliers presque aussi épuisante qu’un cent mètre.

 

 

 

Enrico n’en a pas dormis de la nuit, et s’est réveillé les yeux hagards, le souffle court. L’annonce des prochains blocage de route l’a décidé à  avancer notre retour vers Tarija. Du coup j’ai pas pu rencontrer toutes les personnes que je voulais au CIMA même si j'ai pris des contacts essentiels... et puis ça nous a évité de rester bloquer peut être plusieurs jours.

 

Ces blocages restent pour moi quelque chose de peu compréhensible tout comme la situation politique du pays. Les tensions sont grandes entre les départements, nottament entre la Paz capitale administrative, et Santa Cruz nouvelle capitale économique. Julio me dit qu’il y a de la haine dans l’air et que ça ne présage rien de bon.

 

La tentation du totalitarisme… j’ai croisé ce livre a l’alliance francaise, je sais absolument pas ce qu’il contient mais le titre me résonne aux oreilles. Plusieurs fois j’ai entendu « ce qu’il faudrait c’est un pouvoir qui prenne les choses en main »  Et les phrases qui me glacent le dos… «  c’est un Pinochet qu’il nous faudrait… » J’ai lu Missing il y a pas longtemps, cette histoire vrai de ce journaliste américain assassiné parce que trop bien renseigné sur l’implication de son pays dans le coup d’état contre Allende au Chili.. C’est effrayant autant que révoltant de voir comment le « pays de la liberté », en a écrasé un autre parce que son chef d’état, élu démocratiquemen, et dans le plus grand respect de la constitution, avait décidé de mener une politique socialiste… 

 

Ici, les frictions sont focalisées sur le nombre de députés accordé à chacun des départements boliviens. D’après la constitution ce nombre est déterminé par le nombre de personnes vivant dans chaque département. Santa Cruz dont la population c’est accrue de façon importante ces dernières années devrait, ou plutôt aurait dû, selon cette règle, voir son nombre de député augmenter.

 

 

Suite à la crise d’il y a deux ans un accord avait été trouvé pour avancer la date des élections en maintenant le nombre de députés. Aujourd’hui alors qu’on est plus qu’à quelques semaines des élections ce nombre est remis en question et Santa Cruz réclame avec véhémence que la constitution soit respectée et que son nombre de représentants à la chambre des députés soit augmenté. La partie occidentale du pays voit ça comme un moyen d’empecher le déroulement des élections du 4 decembre et la possible élection d’Evo Morales, candidat du MAS (Movimiento Al Socialimo) en tête dans les sondages...

 

Aucun accord n’a été trouvé et on voit les diplomaties étrangères s’activer pour tenter de préserver ces élections, et avec elle, la démocratie bolivienne.

 

Tout ça ne fait que renforcer la rivalité entre La Paz et Santa Cruz, mettre en exergue les questions d’autonomie… C'est dingue l’importance qui est donnée à cette question d’autonomie des départements, il y a une grande part des chapacos pour qui une forme d’indépendance de Tarija serait à considérer… A l’heure ou en Europe on essaye difficilement de construire à plusieurs un modèle plus sociale que le néolibéralisme forcené, ça me fait un peu mal cette attirance pour le « on a ce qui faut pour s’en sortir, pourquoi pas donc… » c’est sur que c’est moins facile à plusieurs… mais  j’ai parfois envie de leur crier cette fameuse devise qu'on trouve sur toutes les pièces de monnaies : « union es fuerza » !

 

 

 Si le nombre de député de Santa Cruz, il faut qu’il diminue dans un autre département… à Potosi par exemple… D’où les blocages de routes qu’on a réussi à éviter en avançant notre départ d’un jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une visite de terrain mercredi matin on est donc reparti, un peu précipitamment... Ce fut un retour dans les nuages, dans le brouillard qui se déchire, sous la pluie, la pluie qui fait naître la boue… Au bout d’une heure de route, on aperçoit un  homme qui lève son  panneau « pare », la voiture ralentie.

 

La piste est barrée, une pelleteuse s’active, un mur de terre s’élève devant nos yeux. Pas possible de contourner l’obstacle, une seule arme, la patience. On a aucune idée de la durée de cette danse saccadée de la pelleteuse. La pluie tombe.

 

 

 

Le ballet continue on regarde impuissant la terre qui s’accumule nous barrant la route. Ils mettent en place un tuyau d’écoulement des eaux sous la route, il faut creuser placer les morceaux de tube, combler de matériaux fins, recouvrir le tout… 2 heures passent la pelleteuse peaufine, on  trépigne…

 

Et puis c’est repartis on prend de la vitesse, la grisante, la piste défile, tout autour comme réponse ironique à cette vitesse, l’immensité impassible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nuit tombe, les camions se réveillent et ont l'air de se multiplier avec l’obscurité, la route serpente entre les précipices, et Jonny qui conduit depuis des heures avec la cette adresse sure et impassible qui nous rapproche toujours un peu plus de Tarija la douce.


Un peu avant minuit, la voiture s’arrête, je sors en saluant mes compagnons de voyage, un peu hébété par la fatigue, la tête remplie de voyage, je regarde la voiture s’éloigner, couverte de boue et de poussière sous la lumière des lampadaires...  

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Benito
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Mercredi 23 novembre 2005

 

 

 Désolé si cet article est un peu orienté TPE mais venant du pays aux 36 000 ronds points, étant passé par les cours de "Routes" de l'ami Michel et sa charrette  et autre "cours d'Economie des Transports"… je me devais d'aborder un sujet oh combien exotique : les règles de circulations de ce bout d'amérique latine.

 

 

 

 

 Commençons par l’épineuse question des règles de priorité. Spéciale dédicace à tout ceux qui sont passés par les petites salles obscures des auto-écoles de France …. entassés par dizaines dans 20 m2 à la limite de l'asphyxie à écouter avec résignation cette petite voie persiflante  du DVD… « soyez attentifs, et bonne chance » Que de patience pour attendre qu’elle finisse de corriger ces 40 questions une par une, soit d’une banalité sans nom, ou bien vicieuse à l’extrême, trouvant le moyen de t'expliquer qu'il fallait ralentir au feu vert, qu’il fallait mieux risquer d’écraser Robert au passage piéton parce qu’il n’avait pas mis son pied sur la ligne blanche, ou alors qu’il fallait s'arrêtre au passage pieton parce qu'une grand-mère dans sa robe à petit poids était cachée derrière le buisson et qu’on pouvait la deviner parce que la truffe de son caniche Kiki dépassait de quelques centimètres…. Bref je vous conseille de venir faire un tour ici pour voire comment ça se passe dans la vraie vie…

 

 

   Je plante le décor, un croisement sans panneau de priorité , deux voitures de même gabarit arrivent simultanément, pas un nuage dans le ciel, robert est au bistrot, la grand mère et son caniche prennent le thé dans leur cuisine.... La question est, quelle voiture a la priorité ? tic tac tic tac....

  

 

 Non pas celle qui vient de droite, ou celle qui n'as pas de panneau STOP ou autres artifices de la sorte... C'est celle qui klaxonne en premier ! Tout simplement...  Cependant cette simplicité est trompeuse et l'étranger non averti pourrait en rester là. Les quelques semaines que j'ai passé ici m'ont permis d'aller plus loin (qu’on se rassure je ne fais pas mon stage chez la Junior Entreprise comme compteur de tuture ;)

  

 

Ici les panneaux PARE (STOP en anglais, ARRET en québecois) prennent une tout autre dimension, c'est à dire qu'ils s'effacent.. deviennent transparents pour laisser place à la tradition. Je m'explique. Le panneau STOP et sa ligne blanche bien connue des prétendants au permis pratique, est ici, pour ainsi dire, sont des accessoires décoratifs. Ils constituent à eux deux une sorte de pot de fleur-art-moderne. Les autorités locales ont beau faire des efforts pour mettre ces pots fleurs sous leur meilleur jour, peindre, repeindre les lignes blanches, les décorer de petits plots réfléchissants... rien n'y fait..

 

Chaque rue a sa règle de priorité propre, c'est-à-dire que les gens savent… ils savent que telle rue à la priorité sur l’autre… sans que les panneux ne jouent aucun rôle la dedans ! La question est, comment savent-ils ? Le mystère reste entier mais j’ai eu des brides d’explications… Il  pourrait s’agir du degré de centralité de chaque rue, c'est-à-dire que quand une rue relie le centre de la ville à la périphérie elle a la priorité sur les autres… Evidement ces subtiles règles ancestrales ne sont pas toujours respectées et on pourrait crier au drame et déplorer de nombreux accidents… mais ce n’est pas sans compter sur le légendaire calme des chapacos  qui fait leur renommé dans tout le pays, ils sont la zen-attitude au volant comme dirait l'autre, et du coup aucun soucy.

 

 

 J'allais oublié les feux rouges qui ne travaillent que le dimanche, le jour du seigneur c'est un repos bien mérité pour leurs petites ampoules... et le gendarmes qu'on retrouvent partout dans le centre á la tombée de la nuit,  à tout les coins de rue y en a 100 (/50) pour faire reigner l'odre publique ... (être né sous l'signe de l'hexagone..) et à grands coups de sifflets, non sans peine, ils essayent de mettre un peu d'ordre dans la horde de véhicules... par contre ils n'ont que faire des motars sans casques des conducteurs sans ceintures et autres trucs du genre.

  

 

 Bon j’espère que vous ne vous êtes pas encore endormi devant votre ordinateur. Désolé… tout bon cours de Routes qui se respecte doit être un peu soporifique sur les borts. Aller une petite photo qui n'a rien à avoir  ... un brin louphoque je sais, maaais j'aaaaadooore l'abstrait. La question du jour : quel est l'auteur du tableau en arrière plan ?

 

 

 

... trêve de diversion  je poursuis donc.

 

 Grand 2 : les micros.

 

Les micros c’est un monde. Il faut d’abord rentrer dans ce monde… Les micros ce sont des petits bus d’une cinquantaine de place qui sillonnent la ville et qui ont même la gentillesse de me prendre devant chez moi pour m’amener au boulot.  Ce sentir chez soi dans un micro demande un peu de temps, c’est un apprentissage graduel.  

 

 D’abord il y a la première entrée dans le micro, le sentiment vraiment d’être le type qui débarque… Je demande combien coûte le ticket… le chauffeur me répond étonné… plus tard je réalise qu’on ne paye jamais en montant dans un micro…. et oui petit gringo on paye à la sortie du micro…

  

 

 

 

 

 

Et puis il y a eu les premiers jours ou j’essayai avec peine de distinguer quel mot magique utilisaient les passagers pour qu’à l’instant même où il était prononcé, le chauffeur arrêtait son véhicule pour les laisser descendre.  Un jour ce fut la révélation, depuis, c'est trop bon de lancer un bref et clair « me quedo »...

 

Chaque micro à son âme,  y en a pas un qui ressemble à l’autre. Bon évidement il y a des traits communs comme les posters de jolies filles ou le « Tarija la Linda  » inscrit sur les par brises ; )  L'univer des micros ce sont aussi ces enfants qui inventent ce qui peuvent pour gagner un peu d’argent … ils crient les directions pour attirer les passagers, récoltent la monnaie ou lisent le journal à haute voix pour le conducteur…

 

 

 

C'est tellement plus agréable un micro tarijenien qu'un esti de bus TCL lyonnais... Le micro n'a pas de contrôleur, le micro n'a pas d'"arrêt de bus" il suffit de tendre le bras à n'importe quel endroit dans la rue pour qu le micro s'arrête, dans le micro les gens te disent bonjour quand tu rentres, il y a des cuecas et chacalera ces musiques d'ici aux parfums de soleil qui sortent des hauts- parleurs de la radio...

 

 

 

 

 

 

 

Ceci dit...     je vais finir par m'acheter un vélo ; )

 

Par Spokito
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