¿Qu’est-ce que nous sommes bien allé faire trois semaines dans un endroit paumé au nord de la Bolivie ?
Flaner, faire de la machete, se faire piquer par des mouches, becher, manger des oranges, mais aussi, découvrir ce que c’est que cette technique agricole dont nous avions un peu entendu parlé et qui est réputée pour préserver l’environnement!
La permacuilture, nous avons put l’approcher un peu sur ce qu’il y en avait de l’endroit où nous étions et aussi grâce aux petits cours que nous avons eu là bas, et aux discussions avec diverses personnes rencontrées..
La permaculture c’est d’abord une méthode agricole qui veut préserver le plus posible l’environnement et la biodiversité locale, et s’adaptant au climat et aux écosystèmes locaux et en formant au final un système en “équilibre” avec l’écosystème local (“climax”), qui ne crée pas (trop) de perte de biodiversité, et qui n’appauvrit pas la terre.
C’est donc un système agricole qui se veut à terme durable et autonome en énergie (essayer de vivre au maximum avec sa progre production, locale).
C’est aussi un système agricole assez idéaliste en terme de production, qui veut pouvoir produire sufisament sans demander beaucoup de travail. Selon Bruno, chez qui nous étions, un ha de terre en permaculture pourrait nourir une dizaine de personnes, en demandant un travail de deux heures par jour à chaque personne (cela reste de la théorie).
Cette méthode a été théorisée par deux personnes principales : Bill Mollison (un australien), et Fukuoka (un japonais). Nous avons seulement entendus leer nom, mais pas lu leur livre, donc on ne peut pas en dire plus sur leur théorie..
Concrètement, cette methode n’utilise pas où très peu de machines, ne laisse jamais le sol à nu. L’idée est qu’un sol laissé à nu s’appauvrit très rapidement, notamment lorsque la pluie s’ecoule dessus sans être filtrée par les plantes.
Cette méthode respecte les principes de l’agriculture biodynamique, lancée par Rudolf Steiner (fondateur des écoles Steiner et de l’anthroposophie, notamment). Cette agriculture (biodynamique) est pratiquée aujourd’hui en France et on peut en trouver les produits sous le label “Demeter”. Elle fonctionne notamment en fonction de l’orientation de la lune par rapport à la Terre : il y a des jours meilleurs pour planter, d’autres pour récolter, d’autres pour semer, etc… et de compost “byodynamique" (compositions diverses, notamment à partir de bouses de vaches) ajoutées à la terre pour la fertiliser. La permaculture respecte donc le calendrier de la biodynamie et utilize les methodes de compost pour fertilizer la terre, notamment pour le potager.
La permaculture utilise beaucoup le compost. L’idée est que rien ne doit être pris à la terre comme énergie, tous doit être redonné à la terre pour ne pas apauvrir le sol sur le long terme. Ainsi, lorsque l’on désherbe, on laisse les plantes ou les arbustes arrachées ou coupées à même le sol, et cela forme un composé qui se décompose directement appelé “mulch” et qui enrichit la terre. Ensuite, tous les déchets de la cuisine et les déchets humains (les toilettes sèches sont de rigueur! J ) sont compostés, et utilisés pour les cultures.
Suivant les pays et les climats, la permaculture peut beaucoup changer. L’idée est en general d’associer des types de plantes qui se compensent par rapport au sol, et qui ne l’appauvrit pas . On met côte à côte ou en rotation des légumineuses, céréales et tubercules. Tout cela forme souvent un bon bazar, et le problème est de bien connaitre le terrain pour ne pas marcher sur les plantes “importantes” ! :) Cette méthode d’agriculture demande beaucoup de réflexion et de connaissance de l’environnement local : comment est la terre, quelles sont les plantes qui y poussent le mieux ?, etc. Il faut aussi parvenir à créer toute une ferme, organisée de façon logique par rapport aux besoin de l’homme et de la terre. Par exemple, proche de l'habitation, on installe plutôt le potager, qui demande un peu plus de travail, plus loin les champs et la partie forestière; on installe par exemple le poulailler près d’une zone à arbres fruitiers, puisque les poules arrachent beaucoup de plantes, ce qui n’est pas pratique pour le potager, mais elles permettent d’éliminer bon nombre de bestiolles nuisibles aux arbres fruitiers.. bref voila quelques exemples simples!
Sur l’endroit où l’on était, Bruno possedait 10ha de terre qu’il cultivait depuis 4 ans, et qui ne fonctionnent donc pas parfaitement pour l’instant (du moins on espère J). Sa méthode de base consistait à débrouissailler le terrain la première année à la machette et hache (puisque tout son terrain était en forêt, et que ça opuse très vite). En prenant soin de laissez quelques arbres : fruitiers, à vertue médicinales et les arbres qui permettent de créer un bois bon pour la construction, par exemple. Il laisse la plupart des végétaux arrachés ou coupés sur la sol. Ensuite, il plante une legumineuse appellée “mucuna” qui pouse très vite et qui permet de décomposer rapidement tous les éléments laissés sur la terre, et de fertiliser la terre. L’année suivante, il peut récolter et couper la mucuna, puis semer en alternant légunineuses, tubercules et céréales. Il a également une méthode de réalisation d’un fertilisant à base de charbon de bois, qu’il fabrique lui-mème et étale ensuite sur ses diferentes parcelles.
Voila quelques élements sur la permaculture! Nous avons aussi eu l’occasion de découvrir un peu l’agriculture en Bolivie et les problèmes environnnementaux liés à celle-ci actuellement...
La suite à la prochaîne conexión Internet, donc!


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