El Salar de Uyuni
Ca faisait un bout de temps que ça me démangeait cette histoire de Salar. J’avais déjà croisé des
photos, et puis un jour, la perspective d’y mettre les pieds s’est précisée. Un agencement de jours fériés a concocté un espace temps parfait pour sauter sur l’occasion. Après avoir pas mal lutté
pour essayer de se louer un 4x4 et partir en total libertad sur les routes, on a du se résigner à prendre l’option tour organisé…et mon pote Abraham de laisser partir 6 gringos en en flota pour la ville de Tupiza d’où commence le tour.
Petite présentation des protagonistes, à la lumière de leur carte de crédit. Les deux locos, alias Robin et Simon (ou Batman
pour les marrants), des français qui vadrouillent en Amérique du sud depuis Janvier pour quelques mois encore. Qui sont depuis maintenant plus d’un mois à Tarija, parce que, un c’est trop
bien : ) et deux qu’ils attendent leur carte de crédit, qui doit, un jour, leur arriver par la poste. Le gus qui écrit, possédant une carte de crédit, mais qui après avoir retiré
suffisamment d’argent l’a laissé dans son appart pour pas se la faire chourave.
Lilie et Alice, qui elles, ont une carte de crédit (fort peu utile on le verra par la suite), autrichiennes, à Tarija pour 4
mois bossent dans un foyer pour femme. Lucile, s’est fait dévorée par la machine (sa carte de crédit), en stage à Tarija pour ses études d’éducatrice spécialisée.
Départ 20h le mercredi soir de Tarija. Arrivé à 6h du mat dans la ville aux montagnes rouges on se dirige direct vers
l’hôtel qu’on m’a conseillé. Petit négociage de prix avec la madame de l'agence de tour (parait que je suis un africain d’origine française de cœur chapaco à l’accent
péruvien qui négocie comme un arabe) et on commence à sortir les billet. Sauf qu’en rassemblant toute notre fortune on ne peut payer que pour deux personnes… Si vous
avez bien suivi, nous avions qu’une seule carte de crédit à nous six… qui ne fonctionnait pas dans l’unique banque de la ville… Le tour vers le Salar risquait de se
terminer là... Hopefully la patronne était sympa et nous fait confiance quand on lui dit qu’on retirera de l’argent sur le chemin, à Uyuni, seule ville de plus 10 000 habitants qu’on allait
croiser. C’est parti !
Je crois que j’ai jamais rien vu d’aussi beau.. d’aussi éblouissant, d’aussi ahurissant que les paysages qu’on a parcouru
pendant ces quatre jours.
1215 km du jeudi matin au dimanche soir. Je mets tout en vrac les photos, et les mots… Des
llamas, des flamands roses, des bichougas, des aigles, des cactus de 1230 ans, du Sahara, de l’Antarctique, des geysers de souffre, des fourires, de la grimpe sur un arbre de pierre, des soirées
de guitare, le souffle de l’altiplano, une partie foot sur 12 000 km^2 de sel, des villages abandonnés, respirer de l'air à à -10 ºC à 4870 m d’altidude , courir les yeux fermés pendant 5
minutes, le silence, le silence, le silence.
Ce qui fait un peu mal c’est qu’il ne doit pas y avoir 2 pourcents des gens qui
visitent ces sites fabuleux qui soient boliviens… On a passé beaucoup de temps dans la voiture, à se faire bousculer par ce qu’on voit sans toujours pouvoir s’en
imprégner vraiment, je reste avec l’envie de rester un mois, un an, dans le village du petit Victor : 6 familles, des maisons en terre, une école, un terrain de foot, et le Salar pour
horizon...
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