Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 00:53

Depuis le parc Sajama nous avons tendu le pouce, et a notre plus grande surprise, un 33t tonnes s'est arrêté, et on a roule jusqu'au chili, a travers le desert pour tomber sur l'océan pacifique et la ville d'Arica. Toujours le plaisir du stop au RDV, rencontrer un homme, ce chauffeur, découvrir son monde.

 

Le chili nous a estomaqué... Benoit a passé la nuit entre le lit et les toilettes, puis la journée a comater devant la télé et la trombine de Will Smith... et en plus il refuse toujours autant de prendre son smecta ! :) Maud a fait la même à une journée d'intervale ! Apres 5 litres de coca ingurgites en deux jours, un regime a base de riz et de riz, nous etions de nouveau sur pied, pres a savourer les joies de l'ocean pacifique : )

 

 

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( Manon ! j'ai tout coupe la moustaaaaache, ouala il faisait trop beau a Arica, la barbe c'est bon pour tenir chaud pendant les soirees de l'altiplano ; )

 

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Des oiseaux noirs de grande envergure qui planent dans le ciel du soleil couchant au dessus de la ville ( oui on a une photo avec des oiseaux ; ) ca sera pour plus tard, connection trop lente)

 

 

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Arica est une ville bien plus riche que ce qu'on a connu jusque la de la Bolivie, tout y est environ deux fois plus cher. Il y a un max de  de voitures personnelles et de 4x 4, un macdo geant qui a pignond sur rue dans le centre ville, des skaters sous les palmiers de la place principale, des femmes, la cinquantaine, se parlant toute seule devant des machines a sous; des jeunes obèses... Dans une rue pietonne un vendeur de quenas et de flutes traversieres en PVC nous joue la marseillaise

 

Le soir avant le debut d'un spectable municpal, un vendeur de friandise nous aborde et nous demande d'ou l'on vient. Même ici ou les gens ont la peau plus pale, nos yeux clairs nous trahissent. On imaginait pas que pendant le pestacle le dis vendeur allait souffler au presentateur qu'il y avait deux francais dans les rangs... resultat on s'est tapé l'affiche, les projecteurs braqués sur nous pendant de longues minutes.

 

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Apres une tentative de perte de guitarre de Benoit et une longue discussion qui s'ensuit pour la recuperer :) on finit par quitter Arica et reprendre la  route  vers Bolivie ...  à nous Tarija !

 

 

 

 

 

 

Par Maud & Benoit - Publié dans : Bolivie
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 22:46

  Face aux problèmes environnementaux et sociaux actuels tels que la perte de fertilité des sols, la pollution et contaminations liés aux méthodes agricoles, la déforestation, le problème de faim dans le monde, la permaculture ou l'agroécologie nous semble être une voie incontournable.  Celles-ci présentent l'avantage d'être des modes de production durables, et donc non poluante pour notre environnement et notre santé, et productive d'un certain point de vue. En effet, la productivité de l'agriculture dépend de quel point de vue on se place : si l'on regarde le rendement annuel à court terme de l'agriculture industrielle celui-ci est très probablement plus élevé que la permaculture. Cependant cette agriculture se base sur des ressources non renouvelables (fertilisants, pétrole...) et entraine un appauvrissement du sol.

 
Cependant sur le long terme le rendement de la permaculture est certainement meilleur, notament sur le plan de la consommation d'energie. La permaculture produit plus d'énergie (proteïnes alimentaires) qu'elle n'en consomme (énergie humaine ou animale - à l'exclusion bien sur de l'energie solaire).
 
Les méthodes agricoles de permaculture ou d'agroécologie, comme présentées par Pierre Rhabi, ont l'intérêt de proposer un nouveau regard sur l'agriculture dans notre société et sur notre rapport avec la terre. On voit aujourd'hui beaucoup le metier d'agriculteur comme d'une proffession hors du temps moderne, difficile, voire ingrate. Au final, au sein de notre société, on se détache de plus en plus de cette terre et des réalités de la production alimentaire actuelle, nous empéchant de nous rendre compte de l'incohérence de notre système de production.
Ce que souligne Pierre Rabhi, c'est aussi que l'on ne profite pas non plus des savoirs essentiels apportés lorsque l'on cultive la terre : sur le fonctionnement des plantes, de la terre, les saisons, etc.  Aujourd'hui il reste beaucoup de lacunes dans nos connaissances en écologie sur les écosystemes, le fonctionnement du sol, le fonctionnement des plantes, etc..  Or ce type d'agriculture impose de prendre le temps de connaître l'environnement dans lequel on travail, les plantes qui y poussent en fonction des saisons, etc.... Bref de s'intéresser au fonctionnement des écosystèmes qui nous entoure, et cela me paraìt essentiel actuellement. 

 

Néanmois, la permaculture peut être une solution que sous certaines conditions :

- Tout d'abord, elle exige un mode de vie different que celui que nous propose la société dans laquelle on vit : produire surtout pour sa propre consommation, ou pour un commerce local, et dans des rendements bien differents. Se nourir des produits locaux et de saisons, etc..
- Cette méthode agricole exige beaucoup de temps pour être mise en place : la permaculture peut prendre jusqu'à une dizaine d'année avant d'atteindre son équilibre productif dit "climax".
- Au niveau financier, cela semble assez difficile également. Et surtout, gros point noir de l'histoire, nous n'avons pas vu pour l'instant de ferme de permaculture qui fonctionnement  réelement de façon autonome!!!
A Sachawasi (site web ici : http://sachawasi.org/esp/index_esp.html), là ou nous sommes partis faire du wooffing dans le parc Madidi, le projet agricole n'est pas encore aboutit. Cela fait seulement 4/5 ans que Bruno s'est installé à cet endroit et cela devrait prendre plus de temps pour créer un systême qui fonctionne davantage et qui produit davantage. Nous mangions beaucoup de produits issus de la permaculture, mais il était aussi nécéssaire d'en acheter de l'exterieur pour avoir une nouriture un peu diversifiée...
Ensuite, elle exigeait à ce moment beaucoup de travail de déserbage, etc.. et donc beaucoup de personnes à la fois.
Au niveau finanvier, il est clair que cela ne fonctionnait pas pour le moment... mais peut être cela est-il du davantage à un probleme d'organisation, pour vendre les produits, etc..
Surtout, le problème est que ce projet ne fonctionne pas pour le moment avec les gens du village dans lequel est la ferme ; suite a divers conflits les gens n'adhèrent pas au projet de Bruno, ne le comprennent pas. Cela compromet beaucoup l'extension et la continuation de ce projet de permaculture, et nous étions bien déçus par cela en venant là bas...
 
C'est dommage que le projet ne fonctionne pas si bien car les idées sont très intéressantes. Bruno essaye de cultiver sa terre et reproduisant des méthodes ancestrales pré-incas et en réutilisant des plants utilisés alors, et qui ne sont presque plus consommés aujourd'hui. C'est aussi un endroit magique avec des oiseaux superbes, des arbres incroyables, des fruits délicieux et un climat bien agréable (mis a part les mouches et moustiques qui vous dévorent).. :)
Par Maud & Benoit
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 16:54

Après ce temps sur l'isla del sol nous sommes partis (sur les conseils de Géraldine :) pour le parc naturel du Sajama.

 

 

Plus haut sommet de bolivie, le Sajama culmine a de 6542  m... ca n'a pas empéché des villageois du village du même nom, et des guides de haute montagne de la Paz d'organisé un match de foot à son sommet (!!) gagné bien sur par les locaux : )

 

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 Sur le bord de la route, ces machines qui semblent sortir tout droit d'un Star Wars... servent en réalité a presser la cane a sucre en transit pour Santa Cruz

 

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La première journée nous tombons nez a nez avec "Los andinos" un groupe floklorique qui a eu la bonne idée de venir tourner son clip dans ce lieu magique juste le jour de notre venue !

 

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 Un mini bus qui nous a manené jusqu'au village de Sajama

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Le dit village, et "el alojamiento" ou nous avons dormis deux nuits.

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On est parti avec un guide pour deux jours de randonnnées, deux heures de marche avant de découvrir les geisers

 

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D'apprendre que les petites hutes recouvertes de paille et supportées par des poutres en bois constituent l'habitation traditionnelle  de la région aujourd'hui moin courante a cause de la diminution du nombre d'arbres.

 

 

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P1000376Le soir, pane de réchaud, heureusement que notre guide était là pour nous indiquer le combustible idéal pour allumer un feu (une mousse séchée) et préparer une bonne souplette. 

 

 

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Le lendemain, 7 heures du matin, 5050 mètres d'altitude, bon pied bon oeil !

 

 

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P1000415 Le Queñua, l'arbre qui pousse le plus haut au monde !

 

 

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 Et pour finir en beauté, on a eu le droit de goûter la douce chaleur des eaux termales !

 

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C´était passionant de discuter avec notre guide, de découvrir la vie d'éleveur de llama, de réaliser que les 100 familles de ce village de Sajama, vivent essentiellement de cette terre faite de gravier... ces même graviers que l'on utilise en France pour mette sur les allées et empécher les plantes de pousser !  Sur ces graviers, a 4300 m d'altidude, poussent des touffes d'herbe piquantes dont se nourrissent les llamas... qui se vendent pour leur laine et leur viande savoureuse.  Les llamas sont tondus tous les deux ans pour 14 Bs le kg de laine et vendus pour 300 Bs (soit environ 30 euros) ... le village compte près de 7000 bêtes ! Tous les ans les villageois organisent également des batues sur une dizaine de jours pour attraper les vicuñas (vigognes)

 

 

Ce sont des sortes de llamas sauvages, dont la laine se vend a prix d'or a la capitale (plus de 500 $US le kg). Contrairement aux llamas les vicuñas ne peuvent pas être attrapés par les oreilles mais doivent être maintenues par le  garot pour être tondues. Cette activité nécessite la collaboration de tous le village, et les bénéfices de la vente cette laine, autrefois réservée aux empereurs incas, sont répartis en fonction du nombre de jours travaillés.

 

Bref on a eu du fun en masse : )

 

 

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... et on a mis le cap vers le Chili !

Par Maud & Benoit - Publié dans : Bolivie
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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 23:45

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On a grave du retard sur ce petit blog. Voilà quelques photos de l'Ile du soleil, un morceau de terre sur le lac titicaca. Que du bonheur : )

 

 

 

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Deux jours de randonnée, une nuit sous la tente à dormir sur la plage  avec vue sur le lever de soleil 

 

 

 

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Et un resto delicioso en compagnie de deux belges que nous avons rencontrés par hasard et avec qui nous étions a Copenhague !

 

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Par Maud & Benoit - Publié dans : Bolivie
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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 22:35

           Quand on regarde la situation, il nous semble que la production agricole de Bolivie est dans une impasse. D’abord parce que les méthodes agricoles utilisées sont en grande majorité polluantes et non durables. Elles épuisent la terre et constituent une des majeures causes de pertes de forêts et de biodiversité de ce pays. Ensuite parce que la production s’oriente, avec la mondialisation de l’économie, vers une exportation plus forte, et non une production locale assurant une sécurité alimentaire. Or culture d’exportation rime souvent avec compétition vers le bas, et avec agriculture polluante et destructrice de l’environnement…

L’agriculture sur brulis est la méthode ancestrale de culture la plus utilisée aujourd’hui en Bolivie. Elle consiste à brûler le terrain que l’on va utiliser avant de le cultiver. Cela permet à la fois de dégager facilement le terrain pour planter (notamment pratique dans le nord, où la forêt tropicale dense rend très long le dégagement de l’espace à la machette) et fertilise la terre pendant environ 3 à 5 ans. Mais pendant 3 à 5 ans seulement. Ensuite, il faut laisser cette terre et la forêt repousser pendant environ 15 ans avant de pouvoir la cultiver! Cette méthode est donc adaptée lorsque l’on possède beaucoup de surface pour faire des rotations. Cela est possible aujourd’hui en Bolivie : le pays est immense. Et pour être propriétaire en général, il suffit d’exploiter une terre! Ainsi, beaucoup de mineurs des régions de Potosí et Sucre, ayant perdu leur travail, sont partis cultiver des terres au sein de la forêt bolivienne dans le nord du pays (de la coca ou autres produits) afin de gagner un peu d’argent.

Les effets sur l'environnement et la santé de cette méthode agricole ne sont pas anodins : au mois de juillet et août, certaines grandes villes comme La Paz sont couvertes d’épais nuages de fumés toxiques “El Chaqueo” venant des brulis agricoles. Lors de notre voyage nous avons pu voir beaucoup de terrains partir en fumé autour de La Paz, mais également du parc Madidi. Au final, chaque année la Bolivie perd 300000 ha de forêt du fait de l'agriculture sur brulis, dont des forêts primaires avec une biodiversité considérable.

Le sort actuel du parc Madidi en est un exemple frappant du problème du feu en Bolivie: ce parc contient une des biodiversité des plus riches de la planète. S’étalant sur 5000m d’altitude sur la cordillère des Andes. Singes, puma, jaguar, oiseaux de toutes les couleurs... il y a quelques années, on y a découvert une nouvelle espèce de singe encore inconnu. Ce parc est protégé par des gardes nationaux (SERNAP) et en parti par le programme de conservation de l’Unesco ("réserve de biosphere"). Pourtant, lors de notre passage dans le parc, la montagne d’à coté a connu le même sort que celles alentours : elle est partie en fumée. Sans aucune raison : pas d’agriculture sur celle-ci. On pense que cela est du a une croyance locale qui certifie que ces fumées permettent d’apporter la pluie. Ce qui est sur, c’est le parc Madidi aujourd’hui se meurt à petit feu…

L'autre type d'agriculture qui se développe aujourd'hui en Bolivie est une agriculture industrielle, à l'image de celle que l'on retrouve en France, utilisant moultes produits phytopharmaceutiques, plantes hybrides et transgéniques, avec toutes les conséquences désastreuses sur l'environnement et la santé que l'on peut connaitre aujourd'hui.. Cette agriculture est surtout pratiquée dans la région de Santa Cruz et destinée en partie a l'exportation : quinoa, mais, café, cacao, sucre, coca... et aussi beaucoup d'élevage industriel de vaches et de poulets, consommés en grande quantités dans le pays.

Les petites exploitations ne font pas face a cette agriculture de masse, bien plus rentable, et les campagnes boliviennes se vident petit a petit.. pour remplir les villes. Ainsi, l'agriculture se dirige de plus en plus vers des monocultures non durables, vouées à l'exportation. Or cela parait terriblement  illogique lorsque l'on constate qu'un tiers de la Bolivie souffre de sous-nutrition alors que ce pays possède largement les ressources pour produire suffisamment et nourrir tous ses habitants!

 

Comme beaucoup de pays "du sud" la Bolivie semble être entrainée inexorablement par le système international commercial vers une production plus importante pour les « pays du nord » (il n'y a qu'a voir l'arrivée en masse de quinoa par chez nous), plus rentable, et moins pour elle-même.. tout en détruisant ses propres terres...

Par Maud & Benoit
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